Les merveilles que le Tout-Puissant a faites pour nous

Bien que Marie n’ait parlé que quelques fois dans le Nouveau Testament, sa personnalité et son caractère ont parlé à d’innombrables croyants depuis lors. Et pas seulement aux catholiques. Marie attire des millions de personnes dans les sanctuaires du monde entier. Outre les sanctuaires bien connus de Guadalupe, Lourdes et Fatima, il existe de nombreux autres sanctuaires mariaux dans le monde qui attirent des croyants d’autres religions.

La vie de Marie a consisté en un oui en rép
onse à un amour qui a dépassé tous ses rêves d’amour. Marie a pris une décision en réponse à un don. Elle a reçu le don d’une rencontre avec Dieu qui s’est approché d’elle au point que la chair humaine de son Fils unique s’est nouée dans son sein. Au cœur de la vie de Marie se trouve cette histoire d’amour avec Dieu, une histoire d’amour qui, idéalement, peut aussi être au cœur de nos vies.

Comme toute bonne mère, Marie nous met en contact avec la dimension affective de notre vie et nous libère pour être réceptifs à Dieu. Le premier pas vers Dieu n’est pas une question de théorie. Ce n’est pas non plus un exercice de volonté. Il s’agit plus souvent d’ouvrir le flux de base de notre vie afin que nous soyons prêts à aller vers la confiance, la bonté et l’amour. Nous nous enlisons facilement dans des façons de faire dépassées. Mais la rencontre avec la profondeur de Marie est une invitation humble à vivre à partir des profondeurs de nous-mêmes. Elle nous aide à aller plus loin que notre moi superficiel et à nous ancrer dans un enracinement qui remonte aux générations d’Abraham et de Sarah, et qui leur est même antérieur. Elle nous aide à voir les merveilles que le Tout-Puissant a faites pour nous. Elle nous permet de nous réjouir en Dieu notre Sauveur.

Thomas G. Casey SJ, Marie dans les différentes traditions

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S’ouvrir à la grâce de connaître la divinité et l’humanité du Christ

Le mont Thabor est le lieu où Pierre, Jacques et Jean ont vu Jésus dans l’éclat de sa gloire. Ils ont vu la divinité qui était cachée par l’humanité. Ce jour est l’aube de la foi des apôtres en qui Jésus est, et en sa vie divine. Dans son humanité et son identité totale, il est l’image de Dieu. Ils l’ont reconnu parce qu’ils le connaissaient en tant qu’homme. Puis ils ont entendu la voix qui disait : « Celui-ci est mon fils bien-aimé » (Matthieu 17,5).

Cette voix avait déjà parlé avant – au baptême de Jésus. Mais à ce moment-là elle n’avait été entendue que par Jésus. Maintenant, Jésus est révélé à ses disciples comme Fils de Dieu. « Voici mon fils bien-aimé ». La suite est intéressante. Dieu dit alors : « Écoutez-le ». L’écoute de la parole de Dieu est l’une des grâces les plus importantes du chrétien. À la messe, nous nous inclinons devant le lieu de la Parole – c’est le Christ qui parle dans la lecture de la Parole – comme nous nous inclinons devant le pain et le vin sur l’autel. Dans la parole et le sacrement, Jésus parle et est présent dans l’Église.

Jésus a aussi parlé du futur, en faisant savoir aux apôtres que ce jour ne serait pleinement compris que quand il serait ressuscité d’entre les morts. Ils saisiraient alors toute la signification de la Transfiguration et pourraient prendre un peu de temps pour s’interroger sur ce que signifiait « ressusciter d’entre les morts ».

Pierre, Jacques et Jean se rappelleraient toujours de ce jour. Pierre l’a d’ailleurs raconté dans sa première lettre. Nous pouvons nous ouvrir à cette grâce de connaître la divinité et l’humanité du Christ et de croire au plus profond de notre cœur qu’un jour nous serons transfigurés, de sorte que nos corps mortels seront semblables aux siens.

Donal Neary SJ, Le messager du Sacré-Cœur, août 2024

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Notre objectif est de vivre pleinement en présence de Dieu.

Lorsque nous avons une bonne relation avec Dieu, le mauvais esprit essaie de nous perturber en nous rendant anxieux, frustrés, insatisfaits et tristes. Nous ne devons pas entrer dans son jeu en nous engageant dans la tentation ou en argumentant avec ces pensées ou incitations inutiles. Si nous le faisons, nous perdrons probablement la bataille. Au lieu de cela, nous devons retourner calmement en présence de Dieu. Comme le dit le livre de l’Exode, « Le Seigneur combattra pour vous, et vous, vous n’aurez rien à faire. » (Exode 14:14).
L’exemple de Marie nous enseigne que la joie authentique vient de l’union avec la source de toute vraie joie : Dieu. Plus nous sommes unis à Dieu, moins nous sommes perturbés par les angoisses, les peurs et les douleurs. Nous n’avons pas besoin de nous défendre contre ces incursions, car la présence de Dieu elle-même est notre défense. Même quand Marie était sur terre, c’était comme si elle était déjà au ciel, parce qu’elle était pleinement en présence de Dieu, adorant toujours celui qui la remplissait de lumière et de joie. Et alors que sa vie touchait à sa fin, la lumière qui avait toujours brillé dans son cœur est devenue de plus en plus intense. Elle a attiré tout son être vers le haut, comme si elle voulait l’arracher à la terre et l’entraîner là où son esprit s’élevait déjà, pour qu’elle puisse chanter son beau Magnificat en remerciement à Dieu pour les siècles des siècles.

Thomas Casey SJ, Sourire de joie : Marie de Nazareth

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Contemplation – Un long regard amoureux sur le réel

Nous cherchons autour de nous les signes de Dieu et nous essayons de trouver la vie divine au cœur de la réalité. Ignace n’a laissé aucune règle détaillée sur la quantité de prière que ses disciples devraient entreprendre. Au lieu de ça, il a demandé que nous gardions Dieu toujours devant nos yeux. C’est la contemplation en action. C’est un défi de taille, mais nous savons ce que c’est que de faire quelque chose, que ce soit agréable ou désagréable, en ayant quelqu’un d’autre à l’esprit. J’ai rencontré des migrants qui travaillaient dans les mines de diamants d’Afrique du Sud. Ils enduraient de longues heures dans les profondeurs de la terre pour envoyer de l’argent à leurs familles.
La contemplation a été décrite comme « un long regard d’amour sur le réel ». C’est ainsi que Dieu regarde notre monde. Ensuite, Dieu « se met en marche » et intervient en notre faveur. En ce sens, Dieu est LE « contemplatif en action ». Il en va de même pour Jésus. Il prie, il travaille, il souffre, mais toujours en présence de son Père. Il a un cœur qui sait discerner, c’est pourquoi il peut dire : « Je fais toujours ce qui lui plaît » (Jean 8:29). En tant que ses compagnons, nous essayons de l’imiter. Ce n’est pas un hasard si les premiers jésuites ont voulu être connus comme « compagnons de Jésus ».

Brian Grogan SJ, Trouver Dieu en toutes choses

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Dieu promet d’être toujours avec nous

Nous devrions garder l’œil et l’oreille ouverts dans la liturgie et dans notre lecture de la Bible pour repérer les nombreuses références à Dieu qui est « avec » nous et les autres serviteurs qu’il a choisis, pour pouvoir apprécier leur pleine signification théologique. Cela devrait nous encourager à apprécier la profondeur et toutes les implications de la salutation universelle apparemment simple avec laquelle nous, chrétiens, sommes si familiers qu’elle nous échappe régulièrement sans que nous l’appréciions : Le Seigneur soit avec vous ». L’entendre de la bouche du prêtre à la messe devrait nous arrêter régulièrement dans notre élan : ce n’est pas seulement une bénédiction, c’est toujours aussi un défi. Comme nous le voyons tout au long de la Bible, cela implique une mission particulière antérieure que nous avons personnellement reçue de Dieu. Elle devrait nous rappeler que Dieu promet d’être toujours « avec » nous, comme Jésus ressuscité l’a promis à ses disciples (Matthieu 28:20), indépendamment – et même à cause – de nos insuffisances, afin que Dieu puisse réaliser à travers nous ce qu’il nous demande à ce moment de notre vie. C’est là l’essentiel.

Jack Mahoney SJ, Un aperçu des Évangiles

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Se délecter, se réjouir et s’émerveiller de la réalité dans laquelle nous vivons

Nos sens internes et externes jouent un rôle important dans une vie humaine complète. Au cours des premiers mois de leur vie, les bébés « apprennent » en grande partie par leurs sens. Les adultes ont tendance à trop se fier à leur intellect quand ils recherchent la vérité. Par conséquent, nous ne profitons pas de l’enrichissement qu’offre une conscience aiguë des sens. Pour certains, cette dernière peut être absente sans pour autant être manquée. Il est plus facile de vivre pleinement sa vie lorsqu’on est pleinement enraciné dans le monde quotidien dans lequel nous nous trouvons, en utilisant à la fois ses capacités rationnelles et sensorielles. Si nous voulons vivre avec plus de profondeur, il est essentiel de prêter attention à nos sens. En d’autres termes, nous devons créer des moments où nous nous contentons consciemment de « rester debout et de regarder, d’écouter et de ressentir, de sentir et de goûter ».
Les incidents dans nos vies sont souvent vécus de manière automatique et non consciente. Dans certaines activités et circonstances, il doit en être ainsi. Par exemple, en conduisons une voiture, nous ne pouvons pas être conscients de chaque mouvement que nous faisons avec le frein ou le volant. Cependant, nous avons besoin de moments, si possible plusieurs fois par jour, où nous nous permettons délibérément de savourer, de nous réjouir et de nous émerveiller de la réalité concrète dans laquelle nous vivons. Les exemples peuvent être les suivants : remarquer les bruits environnants dans une rue animée, la vue depuis la fenêtre d’un bureau, la texture et/ou la saveur de la nourriture que nous mangeons, la beauté intérieure de la personne avec laquelle je converse, ainsi que la reconnaissance de la beauté de ce que je suis. En résumé, nous devons permettre à nos mondes intérieurs et extérieurs de nous nourrir dans les moments ordinaires comme dans les moments plus extraordinaires. Les moments cachés peuvent s’avérer être les joyaux qui font que la vie vaut la peine d’être vécue, voire même qu’elle est remplie d’émerveillement. Catherine McCann, Spiritualité et sens : Vivre pleinement sa vie

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La science, point de départ de la foi

La foi apporte une réponse à des questions telles que : Pourquoi existons-nous ? Quel est le sens de la vie ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? La physique nucléaire, la chimie ou les mathématiques ne peuvent pas répondre à ces questions. Ce n’est pas leur domaine. La question à laquelle le scientifique veut répondre est comment marche notre monde. Pendant des siècles, les gens ont pensé et cru qu’ils pouvaient trouver la réponse à cette question dans la Bible. Ce n’est que depuis quelques siècles que les chrétiens ont commencé à démonter ces questions, un démontage qui se poursuit encore aujourd’hui.
Beaucoup de gens disent qu’ils ont cru dans leur enfance, mais qu’ils ont perdu la foi quand ils ont découvert la science. Une des raisons de ça est que la connaissance de la foi de beaucoup de personnes se limite à celle qu’elles avaient enfants. Il n’est pas surprenant qu’une telle croyance soit ébranlée par la confrontation avec la pensée scientifique. Pour d’autres, c’est précisément la pratique de la science qui est le point de départ d’un chemin de foi : Qui ou quoi est à l’origine de ce cosmos d’une incroyable beauté ?

Nikolaas Sintobin SJ, Jésus a-t-il vraiment existé ? Et 51 autres questions

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Nous avons reçu une grâce

Dans ses lettres, Paul parle souvent du sentiment d’avoir reçu une grande grâce de Dieu. Bien qu’il soit « le plus petit de tous les saints » (les baptisés), une « grâce spéciale » lui a été confiée. La grâce dont parle Paul est l’Évangile, qui dévoile le mystère du Christ. Paul est impressionné par « les profondeurs que je vois dans le mystère du Christ ». Il est très conscient que cette grâce qui lui a été confiée comporte une responsabilité. Il est appelé à être le serviteur de cet Évangile dont il a été gratifié, chargé de l’annoncer à ceux qui ne l’ont jamais entendu, et il se considère comme un « intendant » qui a reçu beaucoup de son maître et qui doit maintenant montrer qu’il est digne de ce qui lui a été confié. Nous avons tous reçu diverses grâces du Seigneur. Nous avons été baptisés dans le Christ ; nous avons reçu une part de son Esprit ; l’Évangile nous a été confié ; nous sommes membres du corps du Christ, l’Église ; nous recevons sa venue comme pain de vie dans l’Eucharistie ; nous sommes touchés par sa présence miséricordieuse dans le sacrement de la réconciliation. Comme des intendants dignes de confiance, le Seigneur nous a confié beaucoup de choses. En tant qu’intendants « fidèles et sages », nous devons continuer à garder précieusement les nombreuses grâces que nous avons reçues de Dieu et vivre de ce qui nous a été confié. Nous avons été gratifiés par le Seigneur afin de pouvoir gratifier les autres de ce que nous avons reçu.


Martin Hogan, La Parole de Dieu est vivante et active

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Seul Dieu sait ce qui va suivre

L’action mondiale actuelle pour protéger et restaurer la planète Terre est suscitée et rendue possible par l’Esprit de Dieu, Celui donne la vie. « Parce que le Saint-Esprit plane sur le monde courbé / Avec une poitrine chaude et avec des ailes ah ! brillantes. » (G. M. Hopkins). L’humanité n’est pas seule, occupée à se battre pour une cause sans espoir. Des voix prophétiques venues de toutes parts soutiennent notre moment historique unique de grâce et de défi. Nous découvrons que ce qui semble perdu et irrécupérable peut reprendre vie, comme le montrent les espèces sauvées de l’extinction et la plantation d’un grand mur vert d’arbres à travers les déserts africains. La sagesse et la dynamique illimitées de l’univers, qui ont façonné les choses jusqu’à présent, sont à notre disposition : nous ne sommes pas à la dérive dans un isolement cosmique, mais immergés dans une mer d’énergie divine qui dépasse toute compréhension. Nous devons faire tout ce que nous pouvons, prier profondément et être prêts à souffrir beaucoup, sachant que la puissance divine est à l’œuvre en nous pour réaliser les desseins de Dieu au-delà de nos espoirs et de nos rêves (Éphésiens 3:20). Dans notre crise mondiale, nous sommes également témoins de la croissance surprenante, même si elle est fragile, de la communauté humaine. Des personnes de toutes confessions, voire sans appartenance religieuse se donnent la main pour une cause commune, ce qui répond au désir sous-jacent de Dieu, à savoir que nous soyons tous un dans l’harmonie universelle (Jean 17:11).
L’alliance divine avec la création est éternelle : « Quand l’arc-en-ciel se montrera dans les nuages, je me souviendrai de mon alliance éternelle avec tous les êtres vivants de la terre » (Genèse 9,16). Lorsque tu envoies ton Esprit, tu renouvelles la face de la terre » (Psaume 104, 30). Comme le dit l’évêque Desmond Tutu, « Seul Dieu sait ce qui va suivre »
Brian Grogan SJ, Creation Walk : L’histoire étonnante d’une petite planète bleue

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Rêver le rêve de Dieu

Saint Ignace disait que nous pouvons trouver Dieu dans nos désirs les plus profonds. C’est une affirmation remarquable si nous la mettons en pratique. Passer du temps à rêver de nos désirs les plus profonds pourrait bien nous faire entrer dans un espace sacré.

Voici une autre pensée remarquable. Un ami très sage nous a dit il y a quelque temps que si nous disons « oui » à Dieu, Dieu fera en sorte que ce « oui » se réalise, même si ce à quoi nous disons « oui » est quelque chose que nous n’avions pas prévu de faire, ou que nous ne nous sentons pas capables de faire. En d’autres termes, notre « oui » donné à partir d’une position de foi est un terrain fertile pour que Dieu soit à l’œuvre. Pensez au « oui » de Marie à l’ange qui a amené la venue de Jésus dans le monde.

Tout cela n’a rien à voir avec nous ; cela n’a rien à voir avec le fait d’obtenir des choses. C’est beaucoup plus profond et beaucoup plus significatif pour nos vies et celles de ceux qui nous entourent. Il se peut même que nous ne nous voyions pas « gagner » quoi que ce soit dans le sens du monde. Nous nous alignons simplement sur Dieu. Nous rêvons le rêve de Dieu.

En résumé, si nous rêvons le rêve de Dieu pour notre vie, si nous trouvons nos désirs les plus profonds, bien au-delà des désirs superficiels, et si nous disons « oui » à Dieu, nous pouvons voir le rêve de Dieu pour nous et pour notre monde se réaliser. Voilà une bonne nouvelle !

Brendan McManus SJ et Jim Deeds, Emerging from the mess (trad : Sortir du gâchis)

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