Infiniment aimé
Le Bon Berger nous invite à un temps de repos au milieu des prairies verdoyantes et des ruisseaux. Il désire que nous nous détendions en sa présence, que nous nous ressourcions, nous fortifiions et nous renouvelions. En ce lieu, nous pouvons troquer notre poing fermé, symbole de refus, de frustration et d’agitation, contre une main ouverte, porteuse d’acceptation, de détente et de sérénité.
Après ce temps de repos, nous serons peut-être invités à cheminer plus près de lui, à être plus libres, plus confiants et plus à même de nous orienter sur les sentiers souvent obscurs de notre existence. Nous pouvons tant apprendre de la sagesse moderne et contemplative pour vivre pleinement, et au final, nous réjouir d’être infiniment aimés.
Beaucoup trop d’entre nous apprennent à « aimer » la détresse et l’anxiété : nous disons que c’est inévitable, que c’est ainsi que va le monde et que le travail évolue. Cinq minutes de silence nous paraissent dérisoires. Pourtant, lorsque nous prenons le temps de nous recueillir dans notre quotidien, nous nous reconnectons à notre « maître intérieur », à cette paix et cet équilibre profonds. Cette ressource est à notre portée, accessible à tout moment : en parlant, en travaillant, en marchant, le visage caressé par une brise fraîche, ou même en courant.
Gavin T. Murphy, Bursting Out in Praise: Spirituality & Mental Health